Après six années de paix, François 1er, qui veut reprendre le Milanais, renouvelle son alliance avec l’Angleterre et avec les Turcs, et trouve de nouveaux alliés dans les princes protestants d’Allemagne.
Cette troisième guerre est indécise.
François 1er envahit le Piémont, mais est rejeté en France; Charles-Quint envahit la Provence, mais est rejeté en Italie (1536).
Le pape, effrayé de la puissance des Turcs, décide les deux rivaux à conclure la trêve de Nice (1538).
Après quatre années de paix, pendant lesquelles les deux ennemis semblent entièrement réconciliés, François 1er, qui ne tire aucun avantage de son alliance avec Charles-Quint, recommence la lutte avec l’aide des Turcs (1542), mais Henri VIII se tourne contre lui (1543).
Cette quatrième guerre se termine à l’avantage de la France: les Turcs ravagent la Hongrie, et une armée française remporte une grande victoire à Cérisoles en Piémont (1544); Charles-Quint envahit la Champagne, mais effrayé des progrès des protestants, il signe le traité de Crespy, par lequel il promet le Milanais à la France (1544); Henri VIII, resté seul, signe à son tour le traité d’Ardres, par lequel il promet de rendre Boulogne contre une rançon (1546).
François 1er meurt l’année suivante: pendant son règne, la France a glorieusement lutté contre la maison d’Autriche.
A l’intérieur, la royauté est devenue absolue.